"Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation."                   Pier Paolo Pasolini

Note d'intention  

Après avoir travaillé sur La Ville de Paul Claudel, je cherchais à monter en parallèle un spectacle s'inscrivant dans la tradition du "Rire de Resistance" et pouvant séduire un public plus large. C'est ainsi que j'ai proposé à Alessandro Di Giuseppe de travailler ensemble à l'écriture et à la réalisation d'un spectacle à partir de son personnage de PAP'40 de l'€glise de la Très Sainte Consommation. 


Tel un fou du roi, l'Eglise de la Très Sainte Consommation montre que nous vivons bel et bien en "Absurdistan", que nous marchons sur la tête. Nous rêvons encore et toujours de "croissance", alors que chaque jour les voyants rouges s'allument pour nous montrer que nous allons droit dans le mur. Il n'y a, pour expliquer notre déni de la réalité des catastrophes vers lesquelles nous nous précipitons, que cette foi aveugle dans le développement. Le progrès est devenu une religion, et la croissance, un dogme absolu.  A l'heure actuelle, les 67 personnes les plus riches au monde détiennent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres ! Il est donc grand temps de sauver les riches !





Note de mise en scène 

Nous reprenons le scénario du spectacle sans doute le plus joué de tous les temps : la Messe. Les spect'acteurs sont munis d’un petit missel et sont invités à chanter et à communier comme à l’église. Nous nous sommes inspirés du véritable déroulement de la messe avec ses deux parties, la liturgie de la parole suivie de la liturgie de l’eucharistie. Sermon, pénitences, prières, lectures et chants sont donc au rendez-vous, sans oublier la quête ni la communion.